Comment fonctionne un vélo électrique ?
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Comment fonctionne un vélo électrique ?

Un vélo électrique fonctionne exactement comme un vélo classique, avec un moteur en plus qui vous aide quand vous pédalez. Vous pédalez, le moteur pousse avec vous. Vous arrêtez de pédaler, le moteur s'arrête. C'est aussi simple que ça.

Mais derrière cette simplicité, il y a quelques composants qui travaillent ensemble pour que l'expérience soit fluide et naturelle. Voici comment tout cela fonctionne, sans jargon technique inutile.

Le moteur : la force qui vous assiste

Le moteur est le composant qui fournit la puissance. Sur la majorité des vélos électriques vendus en France, il s'agit d'un moteur brushless (sans balais) logé dans le moyeu de la roue arrière. Ce type de moteur est silencieux, ne nécessite aucun entretien et dure des années.

La puissance nominale est de 250W, c'est la limite autorisée par la réglementation européenne pour les vélos à assistance électrique classiques. Certains moteurs peuvent délivrer davantage en crête (500W, 750W voire plus) pendant les phases d'accélération et les montées, avant de revenir à 250W en régime continu.

Le moteur ne remplace pas le pédalage. Il le complète. Vous fournissez l'effort, le moteur l'amplifie. Si vous pédalez doucement, l'assistance est légère. Si vous appuyez fort, le moteur pousse plus fort avec vous.

La batterie : l'énergie stockée

La batterie lithium-ion alimente le moteur. Elle se caractérise par deux chiffres : la tension (V) et la capacité (Ah).

La tension détermine la "puissance" de la batterie. Les vélos électriques utilisent généralement du 36V ou du 48V. Plus la tension est élevée, plus le moteur peut délivrer de couple dans les côtes.

La capacité détermine l'autonomie. Une batterie de 13Ah stocke plus d'énergie qu'une de 7,8Ah. En multipliant les deux (par exemple 36V x 13Ah = 468 Wh), on obtient la capacité totale en Watt-heures, qui donne une idée concrète de l'autonomie.

En pratique, une batterie 36V 13Ah offre entre 50 et 90 km d'autonomie selon le terrain, le poids du cycliste, le niveau d'assistance utilisé et la pression des pneus.

La batterie est amovible sur la plupart des modèles. Vous pouvez la retirer en quelques secondes pour la recharger chez vous, au bureau ou n'importe où il y a une prise. La recharge complète prend entre 4 et 8 heures selon la capacité.

Une batterie de bonne qualité conserve environ 80 % de sa capacité après 500 à 800 cycles de charge, ce qui correspond à 3 à 5 ans d'utilisation quotidienne.

Le capteur : le cerveau du système

Le capteur est ce qui décide quand et comment le moteur intervient. Il existe deux types principaux.

Le capteur de vitesse (ou de rotation) détecte simplement si les pédales tournent. Dès que vous pédalez, l'assistance se déclenche. Quand vous arrêtez, elle s'arrête. C'est le système le plus courant et le plus abordable. Il fonctionne très bien pour un usage quotidien en ville.

Le capteur de couple (ou de pression) mesure la force que vous exercez sur les pédales. Plus vous appuyez fort, plus le moteur assiste. C'est une sensation plus naturelle, proche du vélo mécanique, mais ce type de capteur est plus cher et se trouve surtout sur les modèles haut de gamme.

Dans les deux cas, le moteur s'arrête automatiquement quand vous cessez de pédaler ou quand vous freinez.

Les niveaux d'assistance : vous gardez le contrôle

La plupart des vélos électriques proposent 5 niveaux d'assistance, contrôlés depuis l'écran LCD fixé au guidon.

Niveau 1 (éco) : le moteur fournit une aide légère. Vous fournissez l'essentiel de l'effort. L'autonomie est maximale dans ce mode.

Niveau 2-3 (normal) : l'équilibre entre assistance et effort personnel. C'est le mode le plus utilisé au quotidien.

Niveau 4-5 (sport/turbo) : le moteur pousse fort. Idéal pour les montées ou les démarrages aux feux. L'autonomie diminue plus vite dans ce mode.

Certains modèles proposent aussi un mode piéton (6 km/h) qui aide à pousser le vélo dans une rampe ou un parking sans effort.

Vous pouvez changer de niveau à tout moment en roulant, d'une simple pression sur le bouton du guidon.

La transmission : les vitesses

Le vélo électrique conserve un dérailleur classique, le plus souvent un Shimano 7 vitesses. Les vitesses fonctionnent exactement comme sur un vélo normal : vous montez les vitesses pour aller plus vite sur le plat, vous les descendez dans les côtes.

L'assistance électrique et les vitesses mécaniques se combinent. En montée, vous passez une vitesse basse et le moteur amplifie votre effort. Sur le plat, vous passez une vitesse haute et l'assistance vous maintient à bonne allure sans forcer.

Certains VTT électriques proposent 21 vitesses (3 x 7) pour gérer les dénivelés importants. Pour un usage urbain, 7 vitesses suffisent largement.

Les freins : le moteur s'arrête quand vous freinez

Les vélos électriques sont équipés de freins à disque, mécaniques ou hydrauliques. Les leviers de frein intègrent des capteurs de coupure : dès que vous touchez le frein, le moteur coupe instantanément l'assistance. C'est une sécurité obligatoire sur tous les vélos certifiés CE.

Les freins à disque mécaniques suffisent pour un usage urbain. Les freins à disque hydrauliques, plus puissants et plus progressifs, sont recommandés pour les vélos lourds (fatbikes) ou l'usage tout-terrain.

L'écran LCD : le tableau de bord

L'écran fixé au guidon affiche en temps réel les informations essentielles de conduite.

Vous y retrouvez la vitesse actuelle, le niveau de batterie restant, le mode d'assistance actif, la distance parcourue (trip et totale), et parfois la puissance consommée en temps réel.

C'est aussi depuis l'écran que vous changez le niveau d'assistance, allumez le phare avant et réinitialisez le compteur kilométrique.

La réglementation : ce qu'il faut savoir

En France et dans l'Union Européenne, un vélo à assistance électrique (VAE) doit respecter trois règles simples pour circuler librement sans permis, sans assurance obligatoire et sans immatriculation.

L'assistance doit se couper au-delà de 25 km/h. Vous pouvez rouler plus vite en pédalant, mais le moteur ne vous aide plus.

Le moteur ne doit pas fonctionner sans pédalage. Vous devez pédaler pour que l'assistance se déclenche (sauf mode piéton à 6 km/h).

La puissance nominale du moteur ne doit pas dépasser 250W en continu.

Tout vélo qui respecte ces trois critères est certifié CE selon la norme EN 15194 et peut circuler sur les routes, pistes cyclables et voies vertes comme un vélo classique. Aucune restriction d'âge au-delà de 14 ans.

En résumé

Un vélo électrique, c'est un vélo normal avec trois composants en plus : un moteur dans la roue, une batterie amovible et un capteur qui relie les deux. Vous pédalez, le moteur vous aide. Vous choisissez combien il vous aide. Vous freinez, il s'arrête. Le reste (vitesses, freins, direction) fonctionne exactement comme sur un vélo que vous connaissez déjà.

Tous les vélos Voltira sont certifiés CE, équipés d'un moteur brushless, d'une batterie lithium amovible et d'un écran LCD. Notre service client basé en France est disponible 7j/7 de 8h30 à 20h si vous avez des questions sur le fonctionnement de votre vélo.

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